L’histoire de la Lorie

Au total, le château n’a été vendu que deux fois et n’est passé entre les mains que de deux grandes familles ce qui a permis de conserver une grande partie du mobilier d’époque.
Chaque génération de propriétaires a participé à l’embellissement du château en y apportant des extensions ou des modifications paysagères.

Les premières années du château de La Lorie
C’est en 1632 que René Le Pelletier, grand prévôt d’Anjou, fait poser la première pierre du château de La Lorie. Il n’y demeure pas toute sa vie, d’importantes dettes l’obligeant à s’en séparer en 1664.
C’est alors son gendre, nommé Gabriel Constantin, qui rachète la propriété et s’y installe à son tour. La famille Constantin, rachète également les dettes de René Le Pelletier, et ce pendant 1 siècle.

L’âge d’or du château de La Lorie
Vers 1750, toutes les dettes sont remboursées et les Constantins redeviennent prospères. C’est l’âge d’or du château de La Lorie
Gabriel-Felix Constantin est désigné commissaire-inspecteur des Haras du Roi dans les provinces du Maine, de l’Anjou et de la Touraine. Cette charge Royale l’amène à édifier d’immenses écuries, à la disposition unique pour l’époque, destinées à fournir la Maison Royale.

Son fils, Charles-Félix Constantin, marquis de La Lorie modernise le château pour y recevoir de nombreuses personnalités souvent étrangères. Il fait construire de part et d’autre du corps de logis, deux extensions : les pavillons de la chapelle et du Grand Salon de Marbres.
Le  Grand Salon de Marbres est dessiné par l’architecte Jean-Sébastien Leysner. Le parti pris est d’ériger un décor de palais princier dans un château privé. Ainsi, l’architecte prend pour référence les salons de la guerre et de la paix à Versailles. Les dimensions sont exactement les mêmes et nous y retrouvons une disposition similaire du marbre véritable.
Le plafond du Grand Salon de Marbres est surmonté d’une coupole savamment décorée et destinée à capter la chaleur d’un lustre en cristal de soixante-douze bougies. Enfin, le Grand Salon de Marbres est richement meublé par un ensemble de mobilier commandé à l’ébéniste Pluvinet. L’ensemble complet est toujours en place dans cette pièce du château.

Le château de La Lorie au XIXe siècle : 
La Marquise de Marmier, fille aînée du Marquis de La Lorie résidait au château de La Lorie au moment de la révolution française. Le château fût occupé quelques temps mais la plupart des dégâts étaient réparables ce qui fait que nous constatons aujourd’hui très peu d’altérations faisant suite à cet épisode.

Le château de La Lorie fut habité par la Marquise de Marmier jusqu’à sa mort, en 1842.
Puis, c’est sa petite fille, la Duchesse de Fitz James qui s’y installe.
Son fils, le Duc de Fitz James mène un très grand train de vie à La Lorie, à tel point que la presse parle d’un “château quasi-royal”. Ruiné par le jeu, le Duc de Fitz James est contraint de vendre la demeure.

La famille de Saint Genys :
Le château de La Lorie est vendu en l’état en 1886 au marquis de Saint Genys dont la descendance est aujourd’hui toujours propriétaire.
Le marquis de Saint Genys donne à son tour l’impulsion à des travaux d’embellissement.

Il commence par les jardins, entièrement redessinés par le paysagiste Édouard André.
En 1904, au rez-de -chaussée du corps de logis, il fait construire par l’architecte Émile Camus, la Grande Galerie de style néo-renaissant pour y exposer des objets anciens et des œuvres d’art.
La même année, une remarquable pièce en rotonde est ajoutée pour accueillir une nouvelle salle à manger. Cette dernière fut pensée pour intégrer des boiseries sculptées dans le style du grand art parisien des années 1730, achetées lors de la démolition du château de Vitry-sur-Seine.

La vie à la Lorie

En 400 ans d’histoire, le château de La Lorie a vu défiler plusieurs générations et des événements historiques majeurs. Jusqu’au milieu du XXème siècle, il régnait une véritable ambiance de village au château de La Lorie. Nombreuses étaient les personnes qui vivaient et travaillaient au château de La Lorie (percepteurs des enfants, jardiniers, personnel des écuries…).

Les loisirs au château de La Lorie :
Dès sa construction, le château de La Lorie accueille des plantes d’exception, notamment des citronniers et des orangers, très rares en France au XVIIe siècle. La botanique devient un des loisirs favoris de la famille Constantin. Ces derniers possédaient même un alambic mais également une collection d’ouvrages exceptionnelle au sein de sa bibliothèque. Afin de célébrer un mariage entre Jeanne-Elisabeth Lefebre et TROUVER NOM , un catalpa importé de Saint Domingue est planté. Près de 250 ans après, l’arbre, désormais classé arbre remarquable, trône toujours dans le parc du château de La Lorie. Il fleurit début juillet avec de délicates grappes de fleurs blanches.
La lecture est également un des grands loisirs au château de La Lorie. Outre les nombreux ouvrages de botanique, la bibliothèque comportait également une grande collection dédiée à la discipline équestre. Certains de ces ouvrages étant des références incontournables, des personnes pouvaient venir expressément au château de La Lorie pour les consulter. La bibliothèque actuelle témoigne encore des divers centres d’intérêt des propriétaires successifs. Vous pourrez y voir de nombreux livres sur l’histoire des différents pays ou sur l’histoire des voyages, témoignant d’une ouverture et d’une grande curiosité pour le monde qui les entoure. La bibliothèque abrite également une très belle collection de livres en anglais, datés du début du XXème siècle et lus aux enfants par le nanny anglaises. Enfin, un grand volume sur les œuvres de voltaire ne passe pas inaperçu puisqu’un des propriétaires, NOM, était très intéressé par la philosphie des lumières. À tel point qu’il décide de graver des phrase de Voltaire et de Jean de la Fontaine sur les dessus de porte du Grand Salon de marbres, un choix osé.
Au XVIIIème siècle, le château de La Lorie et ses écuries accueillent un prestigieux élevage de chevaux (voir “Le cheval à La Lorie”). L’aventure équestre s’achève en DATE et laisse place à une toute autre activité, cette fois-ci viticole. HISTOIRE du pétillant, expliquer où il était vendu …

Les personnages illustres au château de La Lorie :
Fruits d’étroites collaborations avec l’Angleterre au fil des générations, quelques personnages illustres britanniques ont été reçus au château de La Lorie. L’activité équestre avait attiré les célèbres Lord Wellington (vainqueur de Napoléon à Waterloo) ainsi que William Pitt père et fils (tous deux premiers ministres anglais).
En DATE, la Princesse Anne séjourna une semaine au château de La Lorie. Elle était âgée de xx ans et son amour des chevaux déjà présent, avait sans doute joué dans le choix de sa destination. L’événement avait fait grand bruit dans la région, attirant de nombreux journalistes qui cherchaient à s’introduire dans le parc du château de La Lorie. La “chambre de la princesse Anne”, est aujourd’hui louée lors des mariages et des réception. Plus tard, en DATE, c’est au tour de la reine mère d’Angleterre de se redre au château de La Lorie. Le temps d’un déjeuner, elle est reçue en grandes pompes par ….

Les événements historiques au château de La Lorie :
Lors de la révolution française, le château est occupé. Heureusement, la majorité des dégâts étaient réparables et une grande partie du mobilier avait été cachée par la comtesse de Marimier. C’est pourquoi le château a l’atout esthétique et historique de toujours posséder son mobilier d’origine.
Lors de la première guerre mondiale, le château de La Lorie (RETROUVER INFOS) Saint Genys qui était officier de liaison entre les armées britaniques et françaises.
Lors de la seconde guerre mondiale, les anciennes écuries du château deviennent un centre de convalescence pour les soldats blessés au front. L’enceinte du château, elle, devient un abri pour les oeuvres d’art des musées nationaux, notamment le musées des beaux arts de la ville de Rennes.

Le cheval à la Lorie

Un élevage de prestige
Depuis les Constantins, l’histoire de La Lorie est intimement mêlée à celle de l’élevage des chevaux en France.
Une histoire qui commence en 1750, lorsque Gabriel-Félix Constantin est nommé commissaire-inspecteur des haras du roi dans les provinces du Maine, de l’Anjou et de la Touraine. Dans le même temps où il reçoit cette charge royale, ce propriétaire devient un remarquable éleveur. C’est alors qu’il inaugure ses propres haras, édifie d’immenses écuries et commun à la La Lorie, pour fournir la Maison royale.

Son fils, Charles-Félix Constantin, voyage énormément et séjourne en Italie et en Angleterre où il se lie d’amitié avec de nombreux notable britanniques. C’est au château de La Lorie, qu’il reçoit les officiers anglais en séjour à l’Académie d’équitation d’Angers. Parmi eux, il reçoit Lord Wellington – le futur vainqueur de Napoléon à Waterloo, ainsi que William Pitt père et fils, tous deux premiers ministres anglais.

C’est probablement William 1er qui offre à Charles-Félix le fantastique étalon nommé “Régulator”. Cet étalon rejoint dans les écuries de La Lorie six ou sept poulinières françaises, donnant naissance à une lignée que se partagèrent, Duc d’Orléan, Pinces de Condé et écuries royales.
C’est ainsi que le château de La Lorie poursuit sa fonction de grand haras privé dont le renom dépassait largement les frontières angevines.

L’hippodrome du château de la Lorie
Le champ de courses, installé au pied des terrasses du château pendant la première moitié du XXème siècle (demander date précise à étienne), assure aujourd’hui encore la célébrité de La Lorie.
L’hippodrome du château de La Lorie est située à une dizaine de kilomètres du Lion d’Angers et de son hippodrome, et à une quinzaine de kilomètres de la Mayenne, première région d’élevage de chevaux en France. Il est dominé par les terrasses et les jardins du château de la Lorie, ponctués par un mail de tilleuls. Depuis les tribunes du champ de courses, vous pouvez profiter de cette vue inédite sur les jardins ainsi que sur la rotonde du château de La Lorie.
Le champ de course privé de La La propriété est considéré comme l’un des plus agréables de l’Ouest de la France. Il s’y déroule principalement des courses de trot et de steeple-chase.

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